L’histoire du site

19 décembre 2013 :

    Les prévisions météo pour le 21 décembre 2012 n’étaient pas fiables, nous sommes toujours là une année après. Mais dire que 2013 a été une année comme les autres, c’est un pas que je ne franchirai pas. D’abord, il n’y a pas deux années semblables. Pour moi, cette année aura marqué la fin prévisible de ma tentative de vivre dans mon utopie, dans un monde où l’argent ne serait pas un problème. Le temps est venu pour que la cigale se métamorphose en fourmi. Mais bon, de telles transformations ne sont pas aisées et le succès n’est pas encore assuré. Dans ces conditions, il m’était difficile de m’envoler dans mes rêves d’avenir meilleur. Concrètement, durant cette année je n’ai pas écrit la moindre ligne pour mon 4e roman, si ce n’est une description détaillée des calendriers qui seront utilisés à l’avenir sur Terre, sur Mars et ailleurs dans le système solaire. Alors, à défaut de vous laisser vous repaitre de la suite de mes aventures temporelles, je vais essayer de vous éclairer un peu sur ces histoires de gigasecondes, de 13 mois de 28 jours et de chouias.
    Et qui sait, peut-être que 2014 sera plus favorable à mon inspiration. En attendant, passez de bonnes fêtes!

18 décembre 2012 :

    Si cette année, je m’y prends un peu plus tôt que lors des précédentes, c’est pour avoir réalisé que certains lecteurs étaient déjà partis en vacances loin de leurs ordinateurs et appareils mobiles (comment est-ce possible?) et ne recevaient mes voeux de fin d’année qu’en janvier. Mais c’est aussi parce que, parait-il, c’est tout bientôt la fin du monde et je tenais à vous faire bénéficier une dernière fois de ma prose avant cette fatale échéance.
    À ce propos, voici les prévisions météo pour ce vendredi 21 décembre 2012:

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Auteur de l’image inconnu. J’aurais aimé pouvoir le citer et le féliciter pour cette idée drôlissime.

    Allez! Bonnes fêtes de fin du monde d’année à toutes et tous.

2 juillet 2012 :

10 juin 2012 :

    Je m’étais promis de réaliser mon 3e roman en deux ans (3 pour les précédents). J’ai à peu près réussi à tenir le délai que je m’étais imparti. Que l’on se rassure, je n’ai pas cédé aux sirènes du rendement, qui prônent la rapidité aux dépens de la qualité, bien au contraire. J’ai adapté mon train de vie afin de ne devoir gaspiller qu’un temps minimal à des occupations lucratives. Cela m’a permis de consacrer beaucoup plus de temps à mes activités créatives. Cela m’a permis surtout de m’approcher du mode de vie que je décris dans mes romans.
    Alors, voilà ! Mon nouveau roman « L’Acratie, c’est assez ! » est dès à présent disponible à l’achat sur le site Lulu.com et le sera auprès de moi d’ici une quinzaine de jours, le temps que le premier tirage me soit livré.
    Pour les deux derniers tomes du « Cycle de l’Acratie », j’espère parvenir également à les écrire en deux ans chacun, soit une publication en 2014 et 2016.

17 avril 2012 :

    Le 20 janvier de cette année, emporté par une voile solaire, je me suis retrouvé dans le studio d’une radio associative d’Amboise, près de Tours, en France, pour parler de propulsion photonique et de voyages temporels. Passant de routeurs en serveurs, se faufilant le long de fibres optiques, de câbles coaxiaux et de paires torsadées, le fichier mp3 contenant l’enregistrement de l’émission est finalement parvenu jusqu’à mon ordinateur. Pour l’écouter, il suffit de cliquer sur (ou d’effleurer d’un doigt) le lien suivant : 20120220-Radio_Active-voiles solaires. La magie de l’internet fera le reste durant 35 minutes.

31 janvier 2012 :

    Dans mes romans, je décris une société dans laquelle le travail est un moyen de réaliser ses rêves et non pas une obligation de survie. Dans la vie réelle, je m’efforce de vivre selon cette utopie, mais il ne m’est malheureusement pas possible de le faire en permanence. Pour l’instant, notre monde ne marche pas comme ça. Alors, temporairement, je vais devoir vendre mon temps à une entreprise de la région en contrepartie de ce que l’on appelle de l’argent. Il se pourrait que la rédaction de mon roman en subisse quelque retard. Je m’efforcerai de limiter ce dernier au minimum et vous remercie de ne pas trop m’en porter grief. Si vous tenez absolument à en blâmer les responsables, prenez-vous-en aux structures mêmes de notre société qui pousse certains économistes à vouloir faire croire à nos chères têtes blondes (ou pas blondes) qu’ils devront vivre dans un monde où plus rien ne sera gratuit.

20 décembre 2011 :

    Je sais que vous êtes nombreux et nombreuses à attendre la suite de mes aventures spatiotemporelles. L’écriture de mes deux premiers opus m’avait occupé durant trois ans chacun. Ce troisième volume, j’ai l’ambition de le terminer en deux ans seulement. Je l’avais entamé en mai 2010, il me faudrait ainsi le terminer au printemps 2012, si je veux respecter l’échéance que je me suis imposée. Il me reste une centaine de pages à écrire, puis il faudra le réviser, le peaufiner, le corriger et lui offrir une belle illustration de couverture. Ensuite seulement, je pourrai le confier aux bons soins de l’imprimeur. Alors, le printemps, ça risque d’être un peu juste. Surtout que je me connais un peu trop bien, si ce printemps est aussi ensoleillé que le précédent, je risque de me laisser aller à la paresse. Mais il devrait être disponible au plus tard au début de l’été. Promis, juré!
    Mais comme je sais que vous revenez sur mon site presque tous les jours dans l’espoir de pouvoir soulager votre addiction à ma prose, et que c’est ces jours-ci que culmine la frénésie annuelle des cadeaux, je vous offre le chapitre 1 de ce troisième roman tant attendu.

10 octobre 2011 :

    Petit à petit, mon troisième roman prend forme. Pourtant sa rédaction a été suspendue durant cet été. Déjà, il faisait beau et il me paraissait stupide de passer mon temps libre loin du soleil dont nous avons été gratifiés (à l’exception de juillet), mais également parce que je me suis lancé dans une autre aventure, celle des voiles solaires, ce mode de propulsion de vaisseaux spatiaux par la seule pression du rayonnement solaire. En tant que membre de l’U3P (Union pour la Promotion de la Propulsion Photonique), j’ai développé un concept de voile solaire modulaire, soit une voile géante composée de milliers de petites voiles. Il en est résulté la rédaction d’un article et une présentation au 62e congrès de la Fédération Internationale d’Astronautique à Cape Town en Afrique du Sud. À défaut d’aller moi-même faire un tour dans l’espace, j’aurai eu l’occasion de rencontrer le premier et pour l’instant le seul helvète à avoir eu cette opportunité.
    Bernard Krummenacher et Claude Nicollier à l'IAC2011 à Cape Town

30 mars 2011 :

    Depuis la mise en place de mon nouveau site il y a 11 mois, j’ai reçu plus de 700 commentaires, pratiquement tous des spams. Les mauvaises langues diront que j’ai reçu plus de spams que de visites sur le site. Mais là n’est pas la question. Le moyen le plus simple d’éviter le spam est d’installer un système de CAMPTCHA, ces lettres colorées qu’il faut recopier pour valider sa qualité d’humain (Tsss! Si ça ne tenait qu’à ça d’être humain…). Jusqu’à présent, j’y avais renoncé par respect pour mes éventuels commentateurs, tant je déteste moi-même devoir prouver ma qualité d’intelligence carbonée. Mais au bout du 700e commentaire pourri à modérer, je craque. Je viens d’installer une extension à WordPress qui demande à l’utilisateur de recopier quelques lettres colorées qui défilent dans une petite fenêtre. Je m’en excuse auprès de mes commentateurs potentiels et leur prie de ne pas m’en vouloir de leur imposer ce genre de contrariétés.

28 mars 2011 :

    On m’a récemment signalé qu’il était vraiment difficile de lire les pages de mon site sur l’écran minuscule d’un téléphone portable. Je n’en ai jamais douté, mais ma paresse m’avait jusqu’ici dissuadé d’y pallier. Maintenant, c’est fait: lorsque l’on accède à mon site depuis un appareil mobile, un thème particulier est activé, plus adapté à ce genre d’appareil. Malheureusement, il y a quelques problèmes d’affichage avec les images et les vidéos. Mais bon, mon site est fait pour être lu, essentiellement.

27 juillet 2010 :

    Mes deux romans « Voyage en Acratie » et « Bienvenue en Acratie » sont dorénavant aussi disponibles sous forme de livres électroniques au format epub. Ils peuvent être achetés et téléchargés depuis le site Lulu.com à un prix bien inférieur à la version papier. N’étant pas bridés par un codage limitant la copie, ils peuvent être lus sur la plupart des lecteurs de livres électroniques supportant le format epub (testé sur iPhone, iPad et Android).

6 mai 2010 :

    Une mini interview par l’équipe de l’émission nouvo.ch de la télévision suisse romande effectuée lors de la conférence LIFT10 à Genève :
    Il s’agit d’une vidéo en Flash qui ne sera peut-être pas visible depuis votre terminal mobile.

4 mai 2010 :

    La publication de mon second roman « Bienvenue en Acratie » va de pair avec la refonte complète de mon site web. L’ancien site était bricolé à la main avec des pages écrites directement en HTML à l’exception des blogs « Acratie » et « L’avenir du futur » qui étaient basées sur b2evolution. Le nouveau site reprend l’essentiel du contenu existant en homogénéisant l’interface avec l’emploi de WordPress. Les pages existantes seront progressivement déplacées vers le nouveau site, l’ancien site restant présent jusqu’à la fin de la transition. Par la suite, les liens vers certaines anciennes pages seront redirigés vers les nouvelles pages équivalentes.

23 Avril 2010 :

    Ça y est ! On est au printemps et comme promis, j’ai terminé mon second roman : Bienvenue en Acratie. Vous pouvez le commander sur Lulu.com.
    Maintenant, je vais prendre quelques jours de repos bien mérité et ensuite je me lancerai dans le troisième opus de mes aventures temporelles.

23 Décembre 2009 :

    Le temps, ça va, ça vient. Fin 2007, je pensais terminer mon second roman vers fin 2009. On y est et il est encore en chantier. Le gros œuvre est terminé, j’ai écrit le mot FIN, mais il reste des trous à combler, écrire les interchapitres, faire les finitions. Il me reste encore quelques mois de labeur. En principe, le toner devrait se déposer sur le papier dans le courant du printemps 2010. Pour vous faire encore patienter et comme cadeau de Noël, je vous offre le chapitre 1 de ce second opus que vous attendez tous avec impatience.

22 Mai 2008 :

    Il s’agit d’une vidéo en Flash qui ne sera peut-être pas visible depuis votre terminal mobile.

23 Mars 2008 :

    Rêver un monde meilleur, à quoi cela sert-il si on laisse aux autres le soin de le construire ? On risque surtout d’être déçu du résultat. En attendant de trouver la baguette magique qui me permettrait d’un seul coup de changer le monde actuel en celui de mes rêves, je démarre un blog dans le but de transmettre et de partager un certain nombre de réflexions sur le monde actuel et sur les possibilités de le changer. Je n’en néglige pas pour autant la rédaction de mon second roman, que l’on se rassure !

17 Décembre 2007 :

    Il y a un peu plus de huit mois que je me suis attelé à la rédaction d’un second roman. Cent pages s’entassent déjà au fond de mon ordinateur. À ce rythme, je devrais le terminer vers fin 2009. Pour vous faire patienter et comme cadeau de Noël, je vous offre le prologue de ce second opus. Le 28 novembre, j’ai animé une veillée à Nyon organisé par Gus. Le thème de la veillée était bien évidemment mon voyage en Acratie. L’enregistrement audio de cette soirée particulièrement conviviale et interactive est disponible en deux parties : Début (durée 60 min) et Fin (durée 13 min). Un incident technique à malheureusement entrainer la perte d’une séquence d’environ un quart d’heure. Je suis le premier à le regretter.

17 Avril 2007 :

    Internet est vraiment un outil extraordinaire. Bien que très primitif, comparé au « Réseau » que je décris dans mon roman, il possède déjà la capacité de mettre en relation des individus séparés par des milliers de kilomètres. Il aura suffi qu’un Réunionnais tape sur son clavier la requête « Bernard Werber voiles solaires » pour que je sois entrainé dans un tourbillon d’évènements et de rencontres aussi variés qu’inattendus. En voici un échantillon non exhaustif, sans ordre particulier :

  • La Fête de la Science à St-Denis de la Réunion.
  • Découverte à la lueur des étoiles des sentinelles du volcan. Leur destin était d’être englouties par la lave. Mais sur le moment, je n’imaginais pas que cela se passerait moins de cinq mois plus tard, le 5 avril 2007.
  • Visite à Enzo Mayo, créateur des sentinelles du volcan et fondateur de la République Libre du Frioul.
  • Balade à pied dans les cirques avec Patricia.
  • Des centrales solaires orbitales et transmission d’énergie sans fil.
  • Un letchi orbital
  • Rencontre avec le dessinateur Shovel sur le parking de l’école d’architecture de l’ile de la Réunion.
  • L’Association des 3 Salazes : Un exemple des initiatives qui permettront à l’humanité de surmonter la crise environnementale vers laquelle se précipite notre civilisation.
  • Rencontre avec Sirandane quelque part sur Filaos envahie par les « elephantopus automobile ».
  • Visite à Daniel Vaxelaire, auteur du roman historique « Les mutins de la Liberté » relatant une tentative de création d’une société utopique qui a failli réussir.
  • Et bien sûr, l’oeil du cyclone : Guy Pignolet.
    J’ai également eu l’opportunité de décrire mes rêves en public, dont voici quelques enregistrements sonores :
  • (durée 52 min) Conférence à l’Université de la Réunion le mardi 14 novembre 2006.
  • (durée 5 min) Passage sur RFO le samedi 18 novembre 2006.
  • (durée 48 min) Débat en 2e partie du Cafeco le jeudi 23 novembre 2006.
    Au-delà de mon voyage à l’ile de la Réunion, la recherche sur Google effectuée par Guy Pignolet aura encore été à l’origine d’un autre évènement improbable : le 27 janvier 2007, dans le cadre d’une soirée organisée à Paris par l’U3P (Union pour la promotion de la propulsion photonique), rencontre avec l’écrivain Bernard Werber pour évoquer les voiliers solaires dans son dernier roman « le Papillon des Étoiles » et dans le mien « Voyage en Acratie ». Il est à noter que le débat a très vite dérivé vers les différentes visions de l’avenir exprimées dans nos romans respectifs. Un extrait de la vidéo enregistrée ce soir-là est disponible sur le site de l’U3P. Mais la conséquence la plus significative de ces bouleversements récents est que j’ai décidé de devenir mon propre éditeur. Le livre (en vraie pulpe d’arbre) « Voyage en Acratie » peut désormais être acheté en ligne sur le site Lulu.com :
    Ah, j’oubliais : je viens de commencer l’écriture de la suite de mes aventures dans le futur. L’action se déroule sur Terre, sur une ile qui a pour nom « La Fournaise ».

28 Octobre 2006 :

    Les statistiques de mon site WEB indiquent qu’une centaine d’internautes téléchargent mon roman chaque mois. Combien le lisent réellement ? Mystère. Les trop rares commentaires reçus concernent l’une ou l’autre de mes nouvelles. Ces trois dernières années, je les ai passées dans d’autres univers, loin de la littérature. Le futur aurait-il sombré dans le passé ? Non ! Car dans quinze jours, je m’envole pour l’ile de la Réunion. Un lecteur, qui se présente comme « gardien de volcan », m’y invite afin de présenter mon roman aux visiteurs de la « Fête de la Science ».

4 Aout 2003 :

    Un grand merci à Pedro de Mortcerf (France) pour avoir été le premier à m’envoyer un petit encouragement. Prenez exemple sur lui !

4 Juin 2003 :

    Est-ce de la paresse ou de la lucidité face à la situation de l’édition de science-fiction francophone ? Vaut-il la peine de consacrer tant d’efforts et tant d’argent à la vaine recherche d’un illusoire éditeur si les perspectives pécuniaires sont réputées quasi nulles ? Mais c’est pour être lu que l’on écrit, pas pour gagner des sous, que diable ! Certes ! Mais même si, par miracle, un éditeur prenait le risque de publier mes élucubrations, combien de temps resteraient-elles disponibles dans les rayons des librairies ? Selon les pratiques actuelles, la fenêtre de vente d’un livre est limitée à deux ou trois mois, après quoi, il doit céder la place aux petits nouveaux. Dans ces conditions, seuls les ouvrages bénéficiant d’un battage médiatique important ont une chance d’avoir du succès, indépendamment du talent de l’auteur. Sur les quatre éditeurs auxquels j’ai adressé mon manuscrit, deux m’ont poliment fait savoir que mon ouvrage ne « correspondait pas au profil actuel de leurs collections ». Les deux autres n’ont même pas daigné me donner la moindre réponse. J’aurais bien sûr pu les relancer, envoyer des copies à d’autres éditeurs comme des bouteilles à la mer, mais à quoi bon ?
    D’autre part, lorsqu’un auteur parvient à décrocher un contrat d’édition, il se retrouve pieds et poings liés aux bons vouloirs de son généreux éditeur qui, lui-même, est plus ou moins dépendant de la dictature des réseaux de distribution. Avec les mouvements de concentrations que l’on observe ces temps-ci, il n’existera bientôt plus qu’un seul grand conglomérat dans l’industrie du livre francophone.
    Gratuitement ? Mais il est fou, me direz-vous ! Son histoire, elle est vachement bien. Je suis prêt à lui payer quelque chose…
    Mise à jour 2008.12.05 : Alors, pourquoi ne pas m’acheter le livre ? En plus de pouvoir le lire confortablement en tout lieu suffisamment éclairé, vous pourrez le prêter ou l’offrir à vos amis.

7 Juin 2002 :

    Presque deux ans se sont écoulés depuis ma dernière mise à jour. Quel horrible manque de respect pour mes lecteurs ! On est entré de plain-pied dans le 21e siècle. Quelqu’un avait dit qu’il serait spirituel ou ne serait pas. Eh bien, il s’est planté et je pense que c’est tant mieux. Le 21e siècle sera ce qu’on en fera. Pour l’instant, il ressemble comme un frère au 20e. Oh, il y a bien une légère différence : tout le monde partage un léger sentiment de honte de s’être laissé si facilement berner par les escrocs de la Nouvelle Économie et du bug de l’an 2000. Je suis enfin parvenu à terminer mon roman. La longue quête d’un éditeur a démarré. Il ne me reste plus qu’à attendre et rêver au succès.

1er Septembre 2000 :

    Il y a quelques années, quelques paragraphes plus haut, je parlais d’un début de décadence. C’était la crise. Aujourd’hui, un soupçon d’optimiste semble souffler sur le monde. De nouvelles sondes sont lancées vers les planètes, même si parfois elles ne font que s’y écraser. On ne prépare pas encore l’envoi d’humains vers Mars, mais on ressort de vieux projets du fond des tiroirs. Juste pour voir à quoi ils ressemblaient. Il est vrai que la mode n’est plus à l’exploration de l’espace. Ce qui est fun ces jours-ci, ce sont les nouvelles technologies, le virtuel et le sans-fil. La « convergence digitale », comme disent les poètes de la nouvelle économie. Je ne m’en plains pas. D’ailleurs, j’en vis. Cela me donne même l’occasion de partir au bout du monde. Ha ! Si les martiens voulaient bien se mettre à la télévision à péage, ce serait le pied. Mais on n’en est pas là. Pour l’instant, j’ai tant de boulot sur notre bonne vielle Terre. La rédaction de mon roman en souffre. Sa publication, si publication il y aura, sera plutôt pour 2002 que pour 2001. Pour patienter, il y a ces quelques bafouilles commises durant mes tendres années.

12 Septembre 1999 :

    Aujourd’hui, par hasard, je suis tombé sur un tout petit texte que j’avais écrit en début 1998. J’étais alors grippé avec une forte fièvre (env. 39 °). En général, « overclocké » à ce point, un cerveau ne produit rien de bon. Pourtant, la solitude et un léger délire m’ont inspiré : « Mon amour, d’où viens-tu ? ». C’est court, mais peut-être ce que j’ai écrit de mieux. J’avais complètement oublié ce texte. Pourtant, il est à la base de mon roman.
    Réflexion faite, pourquoi vous faire attendre pour le prologue de mon roman ? C’est vrai, si jamais la grande panne se produisait, vous ne pourriez même pas le lire du tout. Alors, voilà : je vous l’offre dès maintenant.

Juin 1999 :

    Entre Planètes vivantes et Réunis sur Mars, plus de cinq ans se sont évaporés et seulement une petite dizaine de nouvelles ont vu le jour. Il est temps de passer la vitesse supérieure. Depuis le début de l’année, je consacre une journée par semaine à la rédaction d’un roman. En cinq mois, une cinquantaine de pages ont été écrites. L’histoire complète devrait s’étendre sur au moins deux-cents pages. Rendez-vous donc chez votre libraire préféré en 2001 ou 2002. Oh là là ! Je vois d’ici vos mines déconfites : – Quoi ? Il va nous falloir attendre tout ce temps pour découvrir d’autres parcelles de ses visions ! Mais c’est insupportable !
    Rassurez-vous ! Dès le 31 décembre 1999, pour fêter dignement le passage à l’an 2000, vous trouverez ici même le prologue de mon roman. Et pour apaiser votre insatiable curiosité, voici, en première mondiale, universelle même, quelques esquisses du décor dans lequel se déroule la trame de mon récit.

Décembre 1998 :

    Avec le temps, la part de possible dans nos rêves tend à s’évaporer. Ils prennent un gout amer. Les projeter sur ses enfants pourrait-il leur redonner leur saveur initiale ? « D’un désert à l’autre » et « Réunis sur Mars » sont le résultat préliminaire de cette projection et aussi des cadeaux d’anniversaire originaux.

Décembre 1997 :

    D’autres étoiles traversent parfois notre ciel, y laissant des traces que l’on ne parvient à effacer.

Mars 1997 :

    La vie continue avec ses préoccupations diverses. L’écriture est repassée au second plan. Le passage de la comète Hale-Bopp a réveillé mon inspiration et donné naissance à « Pléiades ». Espérons que ce regain d’intérêt pour la production littéraire dure plus longtemps que la visite d’une comète.

Juin 1995 :

    Tout le monde est plus ou moins préoccupé par le futur. Qu’il s’agisse de son propre avenir, de celui de son pays, du monde en général, voire même de l’univers. De mon point de vue, le futur a toujours été peuplé de vaisseaux spatiaux, de petits hommes verts et autres créatures extraterrestres. J’ai dû tomber dans une marmite de soucoupes volantes
    quand j’étais petit. Cette vision du monde de demain et d’après-demain était presque normale à l’époque du programme Apollo. L’arrivée du premier homme sur Mars était prévue pour avant la fin du millénaire et il n’y avait aucune raison de s’arrêter en si bon chemin. La vitesse de la lumière était-elle un obstacle au voyage vers les étoiles ? Sans importance ! Il suffirait de construire et d’envoyer vers d’autres mondes de grandes iles spatiales abritant plusieurs milliers d’hommes et de femmes. Ceux-ci n’atteindraient jamais le but de leur voyage. Ce serait le privilège de leurs arrières, arrières, arrières petits enfants que de fouler le sol de planètes inconnues, si possible aussi accueillantes que la Terre de leurs ancêtres.
    C’était le temps des futurs qui chantent. Malheureusement, les deux décennies suivantes ont vu les programmes spatiaux fondre comme comète au soleil. Les rendez-vous avec l’histoire furent rangés au fond des tiroirs de la science-fiction.
    Le beau rêve terminé, le monde se réveille en proie à de très graves problèmes sur une petite planète trop fragile. Paralysée par la crise et sans vision d’avenir, l’humanité (du moins les nations occidentales) s’enfonce lentement dans la médiocrité, prélude à la décadence.
    Il est difficile de rester indifférent face à une telle perspective. Personnellement, je n’y arrive pas. Je me sens en conséquence forcé de réagir.
    En fait, je rejette le diagnostic dressé ci-dessus. Pour moi, la situation est loin d’être désespérée. Elle est sérieuse et mérite toute l’attention nécessaire. Néanmoins, elle ne doit pas mobiliser l’ensemble des énergies disponibles. Il faut de tout pour faire un monde. Enfin, presque de tout. On n’a pas besoin des militaires, des trafiquants de drogues, des animateurs de sectes en tout genre, etc.
    Surtout, il nous faut des visionnaires, réalistes ou farfelus, pour redonner aux gens la conviction que l’avenir vaut la peine d’être vécu. Afin que nous trouvions tous le courage de nous attaquer aux difficultés du présent.
    C’est dans cette perspective que je me suis décidé à écrire. Pour décrire un monde futur qui, bien que d’une technicité extrême, ne serait finalement pas si différent de celui dans lequel nous vivons actuellement, ni de celui dans lequel nos ancêtres ont vécu. Un monde dans lequel les gens vaquent à leurs occupations, mêlant les contingences quotidiennes à la quête éternelle du bonheur. Tout simplement, un monde VIVANT.
    Le premier texte écrit dans cet esprit est « Planètes vivantes ». Il décrit brièvement ma vision de la trame de l’histoire de la vie terrestre, dans le passé, dans le présent et dans le futur.
    J’avais écrit ce texte en tant qu’exercice dans le cadre d’un cours « Mieux écrire ». Les idées qui y étaient exprimées ont été diversement appréciées. Mais il en ressortait principalement un sentiment d’incrédulité quant à l’envie que pourraient avoir des individus à aller vivre sur la Lune, sur Mars ou plus loin encore de la Terre.
    Les textes suivants ont été rédigés dans le but de répondre à ce sentiment. « Nouvelle Lune » raconte une tranche de vie de Morgane Leganec sur une Lune en cours de terraformation. L’action se situe à plusieurs siècles d’ici. Le récit se termine sur deux énigmes dont la combinaison pourrait laisser supposer l’intervention de créatures extraterrestres dans le cours de l’histoire passée et à venir de l’humanité.
    Une telle intervention ne correspondrait pas aux objectifs visés. C’est pourquoi j’ai décidé d’écrire « Sous le cromlech » et « Retour des étoiles ». Ces deux courtes nouvelles fournissent une explication plus classique à ces énigmes tout en me permettant de poursuivre la description des conditions de vie de nos lointains descendants.
    Tous ces récits n’ont eu droit qu’à une diffusion très confidentielle. Je n’imaginais pas que ma prose puisse intéresser un vaste public. La décision du jury du concours « Aujourd’hui 2010 » de m’accorder le premier prix m’a obligé à reconsidérer cette position.
    Pour participer à ce concours, il fallait décrire une tranche de vie en l’an 2010 en fonction des développements technologiques plausibles à cette date. 2010 était trop proche de nous pour je puisse y situer un récit dans la même veine que les précédents. C’est pourquoi j’ai choisi la technique du flashback. Dans « Hier sur la Lune », Morgane Leganec raconte la légende de Klaus, le maçon lunaire. Cette légende représente pour les habitants de la Lune ce que la légende de Romus et Romulus représentait pour ceux de l’Empire romain.